En voici leurs buts avoués:

- Améliorer la santé de la maison et conserver son âme plutôt que "faire du neuf avec du vieux"
- Garantir aux habitants un habitat sain, confortable, à entretien limité, et qui ne nécessite pas un "mode d'emploi" pour y vivre.
- Inscrire la rénovation dans la durée (horizon 2035), plutôt que viser la revente à court terme
- isolation importante et soignée, pour limiter le besoin de chauffage à 60 kWh/m²/an malgré des plafonds à plus de 3m.
A comparer à la RT2005: 85kWh/m²/an, rarement atteint, avec des plafonds à 2m50
En cas de coupure électrique prolongée en hiver, on doit pouvoir chauffer la maison sans grêver le confort (ou presque).
- priorité au chauffage par rayonnement plutôt que par convection d'air chaud
- faible mécanisation de la ventilation, parois respirantes, matériaux régulateurs d'humidité
- fraicheur sans clim en été, par inertie du bâtiment+surventilation nocturne+puits canadien
- récupération d'eau de pluie, au minimum pour utilisation WC, jardin, lavage
- Priorité aux solutions "puit de carbone" et/ou faible énergie, à entretien faible voire nul, et robuste au temps par conception.
Le calendos (pas camembert, mais calendrier!)

La prévision des activités "maison" pour le mois de juillet'08:

- caler par dessous le plancher du 2e étage pour qu'il grince moins, voire plus du tout
- mettre un pare-poussière et renforcer là où le plancher est faiblard
- reboucher les trous, nettoyer les fentes du plancher

- faire des joints bâteaux là où ça baille trop
- couler la forme de pente du toit terrasse, en préparation de l'isolation extérieure

Trucs à faire

- petit toit: finir la 2e couche sur les bandeaux, peindre chevrons et volige
- relier le foyer fermé à la terre (j'espère que ça limitera l'oxydation du clapet bypass)
Mercredi 11 avril 2007
Dans la fable de Lafontaine, qui préférez vous? La cigale ou la fourmi? La cigale, évidemment.
Bon ok, la cigale risque de ne pas se remettre de l'hiver, alors que la fourmi par son comportement "en bon père de famille" assure avenir à son foyer. Mais après tout, ce n'est qu'une fable pour enfants, n'est-ce pas?


Al Gore, "une vérité qui dérange": un film-documentaire politique et bien à l'américaine, assurément.
Et bien le pendant scientifique et mondial de ce film existe, c'est les rapports du groupe II du GIEC: groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Le groupe II reprend les résultats du groupe I (climatologie) et y ajoute l'étude de l'évolution du climat sur les systèmes naturels, gérés par l'homme, et les systèmes humains. Les aspects socio-économiques sont donc abordés.

Vendredi dernier, le groupe II du GIEC a publié son résumé à l'intention des décideurs. C'est apparemment passé inaperçu des médias, probablement pour ne pas perturber la grande joie du WE pascalien.

Dernier résumé du GIEC groupe II (biosphère/socio-économie)

Dernier résumé du GIEC groupe I (climatologie)

Avant de jeter le tout au feu en s'écriant "C'est forcément un tissu de conneries!!!", je vous enjoins à faire un tour sur le site web de Jancovici, notre gourou franco-français bien-aimé des média et des politiciens pour les questions de l'énergie et du climat. Je me fais un peu violence ici, car pas franchement fana des écrits du bonhomme.

Alors, ne serait-ce que pour les 10 ans qui viennent, cigale ou fourmi?
par Yoghourt publié dans : Réflexions diverses
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Jeudi 5 avril 2007
version 1.6
Chose promise, chose due: cette nouvelle version contient une grosse mise à jour des onglets apport solaire et fenêtre.

Avant ça, on ne pouvait pas prendre en compte correctement les apports pour un autre site géographique que Grenoble. Maintenant, c'est possible.
De plus, les précédentes versions étaient basées sur des chiffres trop vieux d'un rapport d'Enertech. Depuis ce rapport, les fenêtres se sont bien améliorées!
On peut maintenant avoir un contrôle -au choix- fin ou grossier sur les fenêtres et leurs paramètres.

Au passage, je signale que le calcul de rentabilité des fenêtres était faux dans les précédentes versions. Mauvaise surprise: en rénovation, le changement d'une fenêtre ne se rembourse pas en moins de 15 ans (gasp!)

Les chiffres obtenus d'apports solaires sont bien plus gros que dans les versions précédentes, même avec les malus que j'ai ajoutés ici et là. Soit je me suis planté dans mes formules, soit le potentiel solaire est nettement plus important que je ne croyais. A creuser...

Ajout à l'article initial le 11/9/7

version 1.6.1
Une personne ayant appelé mon attention sur 2 points dans l'onglet apports solaires, j'ai eu l'occasion de jeter un oeil "nouveau" dessus.
Et au passage, blam: il y avait bien un bug dans une des formules de l'apport solaire: utilisation de la surface de la fenêtre à la place de la surface vitrée (argh!)

C'est corrigé dans la v1.6.1, prière de ne plus utiliser la v1.6...

Avec la v1.6.1, on retombe sur des chiffres énergétiques similaires à la v1.5

Dès que j'ai 10 minutes pour ça, je retirerai la v1.6 du web.
par Yoghourt publié dans : Feuille de calcul "bilan énergétique"
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Jeudi 29 mars 2007
A télécharger ici

Que de changements depuis la version 1.2!

  • - Des bugs ont été corrigés. Le plus gros est une erreur dans mon implémentation de la méthode de Glaser, qui sert à déterminer ce qui se passe quand il y a condensation dans la paroi. Merci à Phil19 pour avoir levé le lièvre!
  • - L'ergonomie s'est largement améliorée, avec des listes déroulantes, et des champs qui se remplissent automatiquement depuis l'onglet matériaux. Un grand merci pour cette superbe contribution de Philou67.
  • - On sort de l'artisanat pur et dur. En effet, les résultats de ma feuille de calcul vont être soumis au Conseil régional de l'Isère, dans le cadre de ma candidature au concours "100 maisons basse énergie". J'ai eu le feu vert  de mon antenne ADEME pour étayer ma candidature avec la feuille de calcul "bilan hygrothermique", à la place des logiciels usuels (Dialogie, Pléïades+comfie, ce genre de chose). Pour l'anecdote, mon interlocuteur du point info-énergie a été scotché: son logiciel Dialogie est incapable de gérer la complexité de notre projet, et il prend en compte moins de détails! J'avoue ne pas être peu fier (mauvais pour mon karma, mais beaume sur mon coeur).
  • - Cette candidature a eu pour effet d'injecter quelques concepts supplémentaires dans la feuille de calcul, comme la compacité.
  • - Autre conséquence: le tout passe en license GPL, afin de protéger le contenu contre tout dérive commerciale.
  • - L'outil ayant gagné en complexité, j'espère que des gens se proposeront pour en améliorer l'ergonomie, et/ou pour valider ses nombreux résultats. Voire mettre à jour le mode d'emploi, s'il y a des courageux!
N'hésitez pas à me contacter via le forum futura-sciences.com, rubrique habitat bioclimatique.


par Yoghourt publié dans : Feuille de calcul "bilan énergétique"
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Mardi 13 février 2007
Mi-janvier à mi-février
- début de l'ossature suspendue accueillant la couche croisée d'isolant pour le toit
- ossature rapportée sur le pignon ouest accueillant de l'isolation intérieure
- encore un peu de liège collé à la terre

L'hiver est décidemment bien doux... Je pensais naïvement que cela allait booster un peu nos travaux, que nenni! La grippe est passée par là, clouant la femme puis l'homme avec 1 semaine de décalage.
La miss a un boulot plutôt dingue, entrecoupé de moments calmes. Moi, c'est plus que l'inverse: grosse glande, entre-coupée de méchants coups de bourre qui tombent en fin d'après-midi comme un fait exprès. S'y ajoute mes cours de préparation au permis de conduire auto, y compris le bachotage du code de la route. A ce sujet, je me suis pointé à l'exam de code entre 2 fièvres grippales. Résultat: le sans faute! Pour le permis moto, j'avais fait 3 fautes je crois. Je m'améliore ;)

Mais revenons à nos moutonses.


Les suspentes en bois à l'angle entre le mur plein de liège et le toit sont au contact du mur. Cela oblige à mettre en place les tasseaux du plafond avant de finir la pose du liège. Autrement dit, mon choix concernant la position des suspentes bois en bas des rampants est un peu malheureux. Rien de grave, juste une perte de temps par manque d'efficacité.

Dans l'ordre, nous avons:
- collé le liège entre pignon et la 1ère suspente (mais plus loin dans un 1er temps)
- mis en place 1 tasseau sous le chevron le plus proche du pignon
- mis en place 1 tasseau sous le chevron le plus proche du triangle de charpenteattention, virus de la grippe!
- tiré un cordeau bien serré sous ces 2 tasseaux pour matérialiser le plan du plafond
- fixé les tasseaux intermédiaires
- fini de garnir en liège entre les suspentes
- fixé la lisse haute (accrochée sous les pannes)
- fixé la lisse basse
- mis en place 3 montants entre les lisses



- fixé un tasseau horizontal du côté de la 1ère suspente, puis un petit bout de tasseau pour faire la jonction entre la lisse et le tasseau horizontal
- fixé un petit bout de tasseau côté panne à la lisse haute et à la panne, afin de mettre le tasseau vertical qui surplombe la lisse haute
Ce tasseau vertical accueillera l'extrémité du plafond
- ajouté 2 bouts au milieu du tasseau vertical pour reprendre le poid du tasseau vertical à mi-chemin, ainsi qu'une dernière liaison horizontale.

OUF! Évidemment, si nous n'avions pas choisi de garder les pannes apparentes, tout ce mic-mac aurait été beaucoup plus simple...

Les suspentes sont typiquement section 27mm, clouées en haut au chevron et/ou à la panne, percés/vissés en bas.
Les "faux-chevrons" (tasseaux parallèles aux chevrons) sont typiquement section 32mm, fixés aux suspentes à l'aide de vis agglo 4x50 ou 5x50. Un bout de bande résiliente en liège est systématiquement intercalé entre faux-chevron et suspente. Il n'y a pas de contact direct ni avec le mur, ni avec la panne. Dans certains cas, j'ai intercalé un bout de carton ondulé plié en 2.

L'ossature du pignon est réalisée avec des lambourdes (section nominale 38x63mm, mais en pratique ça varie de quelques mm selon le fournisseur). Le côté large de 63mm fait face à la pièce, afin de faciliter la future pose du parement (canisse+enduit terre).
Pour les lisses, pose vissée avec liège intercalaire, 1 vis tous les 50cm pour la lisse basse. La lisse basse est en 2 morceaux non assemblés à l'origine. C'est un tort: l'une des lambourdes a légèrement vrillé lors de l'assemblage de l'ossature. J'ai à peu près rattrapé le coup avec un clou à 45°. Un assemblage de charpente plus classique eut été plus indiqué. Ne serait-ce qu'un biseau avec une vis au milieu (assemblage en sifflet).
L'écartement des montants est de 56,5cm, soit un poil moins que le 57cm préconisé par le fabricant des panneaux d'isolant. Au début, je n'ai mis que 2 tasseaux écarteurs vissés via liège sur le montant, et juste en contact avec le mur au travers d'un bout de carton ondulé. A peine avais-je commencé à mettre de l'isolant derrière l'ossature que le bout de carton est tombé! Autrement dit, quand on met l'isolant, ça pousse de façon non négligeable sur le bois. J'ai donc ajouté 1 tasseau à mi-hauteur qui "tire" le montant vers le mur. Le résultat semble suffisamment rigide.
Coïncidence: depuis, j'ai découvert que Isover a mis en place un système similaire à cette technique de pose (optima+).

Glisser les panneaux 12cm dans l'ossature du pignon, c'est rapide et super fastoche!
Remplir avec des bouts de panneaux 8cm derrière les montants et les lisses, no prob!

Glisser les panneaux 12cm entre faux-chevrons, pas 100% évident. Dans certains cas, il a fallu dévisser 1 faux-chevron sur 2, glisser le panneau, puis revisser avec un aide qui prend soin de bien appliquer la règle de maçon sur les faux-chevrons déjà en place, afin que le plafond reste bien droit.
Va falloir affiner la technique...

Pour l'anecdote, l'ossature du pignon n'est volontairement pas verticale. Sinon, ça faisait un écart entre le mur et l'ossature qui part de 12cm en bas, pour finir à ~15cm en haut.
Décision poussée par ma dame, et qui m'a valu quelques neurones grillés afin d'obtenir un résultat à peu près droit!
par Yoghourt publié dans : Maison
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Lundi 8 janvier 2007
Mi-décembre à mi-janvier
- remplacement de 2 paires de fenêtres simple vitrage pas top étanches par du double vitrage 4/12/4 argon + revêtement peu émissif
- isolation liège 4cm sur le mur nord du 2ème

Au début, il n'était question que de faire déborder l'isolation intérieure sur le mur nord, histoire de "raccorder" les isolations intérieures avec la future isolation extérieure du mur nord. Principalement pour des raisons esthétiques et pratiques, nous avons finalement décidé de recouvrir la presque totalité du mur nord du 2ème étage avec du liège..

La technique utilisée est la suivante:
- virer le plâtre (il a tendance à garder la moindre goutte d'eau pour lui). Cette étape a été faite au fur et à mesure durant les deniers mois.

- remplacer le plâtre par un enduit terre (supporte un peu d'eau sans souci, sèche assez vite, peu sensible au gel). C'est de l'enduit Akterre rouge du Royans. En théorie, on aurait pu utiliser de la terre du jardin. En pratique, les personnes qui on déjà fait ça disent que c'est besogneux et que la meilleure époque pour jouer à la gadoue est plutôt vers mai!
Pour que ça accroche correctement sur le mur en chaux ou les briques, il faut pas mal les mouiller. Sinon, ça fait semblant d'accrocher 5s puis ça retombe lamentablement...
 L'enduit est balancé/appliqué à la truelle, puis mis à niveau à la règle de maçon 1m, en cisaillant l'enduit et en remontant, puis mise à niveau verticale avec un tasseau bien droit et légèrement mouillé (cisailler sans appuyer pour aplanir et virer les excédents par ne pas faire de "tranchée verticale"), puis un dernier coup de règle de maçon à l'horizontale . La règle vire l'excédent et marque les endroits où il manque de l'enduit (faut compléter et repasser la règle au besoin).

- mettre un peu de terre sur toute la surface du panneau de liège
Rappel: ces panneaux ont des languettes sur les bords. C'est un poil plus cher, mais probablement beaucoup plus simple que mettre 2 épaisseurs (de 2cm) de liège croisées sur un mur pas complètement droit.

- appliquer le panneau de liège sur l'enduit terre tout frais et maroufler. On obtient un effet de succion et de fusion entre la terre sur le panneau et l'enduit.

Dans une poignée de cas, il a fallu 3 tentatives pour mettre en place le panneau. Les 2 causes classiques:
+ épaisseurs d'enduit différentes entre 2 panneaux (les languettes empèchent alors un bon contact entre le panneau et la terre fraiche)
+ panneau un poil voilé ou enduit pas assez plat (une partie du panneau sonne méchamment creux quand on maroufle)

Autour de la charpente, il a fallu faire des mini-puzzles. Le plus délicat (agaçant?) est la pose de l'enduit terre entre les 2 pièces de bois de l'entrait retroussé.
Entre le panneau supérieur et l'isolation, il n'y a rien pour l'instant. La raison est fort simple: j'ai besoin d'un peu de place pour faire passer les faux-chevrons qui supporteront la 2ème couche d'isolant du toit. Or ceux-ci s'appuient sur les suspentes, et ces suspentes sont collées contre le mur. Une fois l'ossature faite, on complètera avec un puzzle de plaques de liège.
A noter: c'est pas 100% malin, cette façon de procéder. Idéalement, il aurait fallu poser les plaques de liège puis mettre les suspentes puis mettre la 1ère couche d'isolant de toiture entre chevrons.

En tout cas, l'enduit terre monocouche est très simple à préparer et manipuler. La technique de projection à la main de petites boules de terre (plutôt que balancer à la truelle), c'est super fastoche bien que pas complètement agréable car on a l'impression d'avoir de la boue partout. D'ailleurs,  cette technique assèche terriblement les mains, jusqu'à m'avoir fait une crevasse à 1 doigt!

Il a fallu combler plein de petits trous pour tout aplanir correctement. C'est loooong. Compter 1h30 à 2h par plaque de 1m*50cm quand on bosse seul. A deux, c'est difficile de faire moins de 1h par plaque (on se gène un peu).

Les premières plaques de liège sont maintenant très sèches. Par contre, l'humidité de la maison est montée au fur et à mesure et plafonne maintenant à 90%! Pas bien!!! Ca ne baisse pas beaucoup en ventilant, car il pleut dehors, et qu'on ne chauffe pas beaucoup à l'intérieur. Va falloir que je fasse quelque chose (chauffer puis ventiler? emprunter le déshumidificateur de papa? attendre la fin de la pluie et ventiler à donf?)

Côté acoustique, je ne sais pas ce que ça donne pour les basses fréquences. Pour la voix, c'est nickel (intelligible, un poil mat sans plus).

La poudre de liège issue des déchets de coupe a terminée en partie comme charge dans l'enduit.

Pour le départ des plaques, j'ai choisi de couper la languette en trop. C'est pas top intelligent. Ca serait probablement mieux de couper les plaques à mi-hauteur (moins de chutes). Les plus gros interstices sont remplis avec des lamelles issues des déchets de coupes. Les joints entre plaques sont ensuite "étanchéïfiés" avec un peu d'enduit terre, en attendant qu'on fasse l'enduit de finition.
par Yoghourt publié dans : Maison
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