Acheter une voiture : l'illusion du coq...

Publié le par Mayar

Comme indiqué dans le précédent article, nous avons décidé vers fin 2012 de reprendre une voiture. Une décision un peu vague à la base...

 

Quelle voiture?

 

Honnêtement, l'automobile est un sujet qui ne m'a jamais passionné. J'ai -avant tout- un point de vue utilitaire sur ce sujet. Assez loin des envies consuméristes de fan qui cherche son shoot d'adrénaline, de testostérone, de vapeurs d'hydrocarbure, autre : ____ (rayez les mentions inutiles). Déjà que je ne trouve même plus le temps (et moins l'envie) de "mécaniquer" ma moto, alors une voiture...

 

Madame a une position moins neutre. Par exemple, elle préfère un véhicule dont le look ne fasse pas trop "mémé", si je puis dire. Elle a aussi des goûts plus tranchés concernant les marques. Les "Françaises" (*) n'ont pas vraiment de place sur son podium. Ca tombe bien, notre expérience en autopartage et location m'a démontré que beaucoup de voitures "françaises" ont encore et toujours une habitabilité insuffisante. Comprendre : avec mon gabarit fillette de 1m90 et ma patte folle, je me suis systématiquement senti étriqué (voire pire) sur Toyota Aygo=Citroen C1=Peugeot 107, 208, C3, Twingo, ... Je ne sais pas comment ils font, chez Renault-PSA. Mais ça donne franchement l'impression qu'ils calent le gabarit de leurs voitures sur 1m80 à 1m85 grand maxi :(

 

(*) Pour mémoire, la 1ère voiture de grande marque certifiée d'origine France est la Toyota Yaris :-D

 

Je m'égare, reprenons les choses dans l'ordre.

 

Cahier des charges initial, sans vraiment y avoir réfléchi :

  • occasion
  • diesel
  • compacte ou monospace limite utilitaire
  • moins longue que la précédente voiture (VW Passat longue de 4,4m). Histoire de trouver où se garer un peu plus facilement en ville.

 

Puis on a discuté avec un pote qui travaille chez l'une des grandes marques automobiles françaises. Et là, patatras, en 5 minutes, plein d'illusions ancrées dans notre inconscient collectif franchouille qui volent en éclat.

 

"Tu tiens à tes enfants et ceux de tes amis? Tu tiens à ta santé? Oublie le diesel, même avec filtre à particule. De plus, vu les retours atelier qu'on voit passer, il faut savoir que le diesel moderne est devenu moins fiable que l'essence, et très sensible à la qualité du carburant. Surtout avec le FAP pour ceux qui font essentiellement de la ville. Même si vous ne faites pas beaucoup de ville, vous n'êtes pas des gros rouleurs. du coup, même économiquement, ça n'est pas intéressant pour vous."

 

Blam! Ouch!

 

On a bien saisi le message, alors on pense à élargir le spectre de notre recherche à l'essence et aux carburants alternatifs. De fil en aiguille, je tombe sur cet intéressant documentaire TV, diffusé sur France5 à peine un mois plus tôt: Diesel, le scandale français (lien vers la vidéo sur youtube ci-après). Mélo journalistique à part, ça confirme et approfondit en tous points les propos de notre ami.

 

C'est décidé, exit le diesel, même d'occasion.

 

Nous ne sommes pas des Ayatollahs pour autant. Chacun voit midi à sa porte, et on fait sans pester avec ce qui est proposé tant pour la location/autopartage que les transports en commun. Seulement, ne vous étonnez pas si on s'agace un tantinet en entendant une personne VANTER le diesel d'un côté, et de l'autre se plaindre à n'en plus finir qui du coût de l'entretien de sa chignole, qui de la pollution en ville, qui du prix du gazole...

  • tarifs d'entretien/réparation publiés, chacun peut comparer diesel vs. autres carburants. Les retours d'expérience sur la fiabilité des modèles existants sont dans la presse et les forums. A moi de calculer à l'achat si ce qu'on gratte à la pompe contrebalance les surcoûts.
  • chacun peut se renseigner sur les chiffres officiels des émissions de particules et NOx de sa future voiture. Ensuite, si je choisis de contribuer à la pollution en ville, à moi d'assumer dans mes actes et modérer un peu mon discours plutôt que la jouer paille dans l'oeil du voisin.
  • Sans compter le dispositif bonus/malus favorable au diesel, le gazole est détaxé depuis 30 ans, au point de créer un déficit extérieur depuis plus d'une douzaine d'années (échanges de produits pétroliers raffinés). Et l'inflation des carburants est supérieure à l'inflation moyenne du pays. C'est dans tout manuel d'histoire-géo. Au final, mon choix d'ajourd'hui, s'il participe au déficit extérieur, alors je le paierai indirectement demain. En salaire gelé, en coût de la vie, en précarité de mon emploi, ... Par ailleurs, personne ne m'empêche d'acheter une voiture dont l'énergie est moins chère que le diesel/gazole. A moi de vérifier si c'est vraiment rentable, et puis c'est tout. :)

Documentaire "Diesel, le scandale français" diffusé sur France5 en novembre 2012

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Aline Ballot 20/03/2015 22:34

Je penche également sur l’achat d’une voiture particulièrement économique. Je pense que je vais m’en tenir à l’essence