Travaux de toiture, 4ème et 5ème jours

Publié le par Mayar

4ème jour:
Grosse journée.
Le patron s'est occupé des nez de panne. Il a même reproduit les reliefs originaux (goutte d'eau sur la face verticale).
Pendant ce temps, on vire la vieille volige et les ouvriers repèrent les chevrons à renforcer ou changer. Puis acte.
Après ce gros coup de ménage, pose du pare-pluie souple côté intérieur et autour des cheminées. Ensuite, pose du pare-pluie rigide.
Avec des basket un peu usées, je "gallope" beaucoup plus facilement sur les chevrons qu'avec de vieilles chaussures de marche (pas assez souple).
En cours de pose, le chef de chantier me dit de commencer à décaper les chevrons. Je passe rapidos un coup de traitement sur le dessus des chevrons, et j'attaque. En plus de ma ponceuse à bande, le patron me prète un disque à poncer qui s'adapte sur sa disqueuse. Après avoir testé l'un et l'autre, j'opte finalement pour faire le gros du décapage à la ponceuse à bande (grain 40 ou 50). Pour les côtés, je travaille debout. Mais pour la face inférieure, je travaille couché sur les consoles de sécurité, avec masque et lunettes de protections. Même comme ça, la poussière arrive à m'agresser les yeux. Le temps s'écoule plus lentement que ma sueur... Craignant de ralentir les gars sur le chantier, j'essaye d'aller le plus vite possible.
Pendant ce temps, ils posent le contre-lattage, les chevrons sur pignons, la volige des pignons. Le traitement que j'ai fait sur les dessus des chevrons les rend glissants quand on passe des consoles sur le toit...
Début d'après-midi, on embraye sur les bandeaux et la volige. Je ne fais qu'aider à transporter les planches depuis la gueule du manitou vers les ouvriers. Les guêpes volent un peu partout, plus perdues et abasourdies qu'agressives.
Le lattage continue. Pendant ce temps, je mets un coup de traitement sur les chevrons que j'ai décapé ce matin. Puis le petit toit est détuilé et nettoyé. Y'a des nids entiers, là dessous! C'est long et ennuyeux à faire, mais ça limite le futur boulot de re-nettoyage des combles froides. Je termine ma journée de taff 1h après les ouvriers...
Le soir, Michelle et moi décidons finalement de faire un toit bicolore: chevrons peints sous volige lasurée. Mais alors, est-ce bien nécessaire de se faire suer sur le décapage? Oui, car je ne sais pas si la peinture actuelle est microporeuse (important pour assécher en permanence les chevrons), ni si l'accroche de la nouvelle peinture sera correcte.

5ème jour:
Il fait bon ce matin, on va mourrir de chaud plus tard!
On dépose la volige du petit toit. Je constate que l'épaisseur des murs est la même que pour le toit principal (45 énormes centimètres). Cette partie de la maison a vraisemblablement été faite pas longtemps après la partie principale.
Les gars embrayent sur le renforcement et le changement de certains chevrons (selon qu'ils sont partiellement bouffés/pourris ou trop vrillés). C'est plus délicat à réaliser que pour le grand toit, car la volige en bas de pente est conservée. Impossible de remplacer entièrement un chevron, dans ces conditions. L'option prise est de piocher un peu dans l'arase, de conserver un moignon de l'ancien chevron, et de le doubler (moiser) depuis l'arase jusqu'au faît avec le nouveau chevron.
Déjà à 3 sur le petit toit, il est clair que ma présence n'apporte que de la gène. J'empoigne le scotch à peinture, et je commence l'encadrement des chevrons. Un p'tit boulot peinard, pas long... Mouais, il me faudra quand même facilement 2h pour faire ça! Encadrer les recoins, couché sur le dos, et le cagnard en face, c'est une grande joie... C'est tellement bon que j'enchaine sur la peinture des chevrons.
Au détour d'une pause, je vois qu'ils ont laissé entier le chevron le plus pourri. Même s'ils ont traité un max, je préfère qu'ils virent ce bout. Histoire de terminer d'être lourd, je signale 3 clous (pointes) qui sont plantés dans la volige mais un poil à côté des chevrons. Ca coute pas plus cher, et c'est plus propre de les déplacer ;-)
Le petit toit renforcé, il reçoit ses pare-pluie souple et rigides. Petite frayeur pour l'un des ouvriers: il se prend un coup de plaque pendant la manutention par ses collègues et perd pied. Sueur froide et atterrisage pas très doux sur le plafond des combles froides. Quelques fentes dans le plafond, mais pas de trou, ouf!
Une bande d'étanchéïté est posé sur les arêtes du petit toit.
Pendant ce temps, je peins les chevrons sud et Michelle commence le traitement des chevrons sous la toiture. Caramba, que calor!

Publié dans Maison

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