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- à -10°C, on trouve au maximum 2 gouttes d'eau par m3 d'air. Autant dire pas grand chose.
- Imaginons qu'il fait -5°C le soir (brrrr) et "normalement humide" (hygr 80%). L'air va refroidir pendant la nuit. L'humidité relative va
augmenter, mais ne peut pas dépasser 100%. Il restera alors dans l'air l'équivalent de 2 gouttes d'eau par m3, et le reste terminera en givre dans le jardin et sur le
pare-brise... - Si on réchauffe un air à 80% d'humidité de -10°C à 20°C, son humidité relative chute à moins de 10%! C'est, je pense, une des raisons pour
lesquelles on trouve l'hiver froid et sec.- pourquoi toute la vapeur d'eau ne "tombe" pas par terre sous forme de glace par grand froid? Pour la même raison que toute la vapeur d'eau ne "tombe" pas par terre sous forme de flaque à température ambiante. Dans les 2 cas, une partie reste dans l'air, mais pas assez pour qu'il y ait changement d'état. |
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Dans un mur isolé par l'intérieur sans pare-vapeur, c'est la température qui gagne et ça condense. L'endroit exact où ça
condense dans la paroi, c'est le point de rosée. La parade usuelle est le pare-vapeur (ci-dessous). Il existe une alternative inhabituelle et peu documentée: assécher le mur côté intérieur par transpiration (migration par capillarité de l'eau condensée et évaporation en surface). Comme pour le pare-vapeur, l'excédent d'humidité nécessite d'être évacué par ventilation. Toutefois, le débit nécessaire est un peu plus faible que pour la stratégie du pare-vapeur. |
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Le pare-vapeur sert à faire chuter d'un coup la pression de vapeur. Mais pour que ça marche, il faut qu'il soit posé là où la pression est forte (côté chaud)
et de façon étanche (sinon la vapeur se rue par les fuites du barrage, donc exit la chute brutale de pression de vapeur). Pour maintenir une hygrométrie en dessous de 80%, il faut alors ventiler fortement, jusqu'à renouveler complètement l'air de la maison toutes les heures. |
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Dans un mur isolé par l'extérieur, c'est la pression qui gagne et ça condense pas d'un poil. |
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Dans les combles ou dans un mur à isolation répartie, c'est le statu quo. Selon la composition de la paroi, c'est l'un ou l'autre qui gagne. Pour favoriser
l'effet pression et ainsi garder la paroi sèche, il faut faciliter progressivement le chemin au flux de vapeur depuis l'intérieur vers l'extérieur. La figure à gauche représente un mur homogène sans barrière de vapeur. Exemple: MOB avec bardage -> pas de condensation. Un crépi ciment ou plastique sur de la brique monomur se comporte comme un pare-vapeur posé côté extérieur. Il y a inévitablement condensation entre brique et crépi. Dans 5 à 10 ans, beaucoup de maisons en monomur auront fort probablement des façades pourries d'humidité, et des performances thermiques en conséquence. Un crépi hautement perméable à la vapeur d'eau évite ce problème. |
Pvs est la pression de vapeur saturante, c'est à dire la pression de vapeur maximale (le "point de rosée"). Si on essaye de dépasser Pvs, l'humidité en trop condense ou se solidifie jusqu'à ce que la pression Pv retombe sur Pvs.
Site très bien réalisé, merci pour les infos.
Dommages que les unités ne respecte pas le système MKS, mais je me débrouillerai avec.
Pour les images du site énergie de la Région Wallone de Belgique, je crois qu'il n'y a pas de problème, c'est public. Site à reccommander à tous ceci dis.
P.
Pour les histoires d'unités, je suppose que MKS signifie MKSA. J'ai effectivement sacrifié un peu de rigueur des unités du système international contre l'utilisation d'unités plus parlantes pour le lecteur (exemple: kWh plutôt que joules). Indiquez-moi là où cela vous gène particulièrement, et j'annoterai les articles.
Y.
Donc pour aller droit au but, je me pose une question existentielle ;-) quant à mon isolation intérieure.
De l'extérieur vers l'intérieur :
Dans les pièces d'eau :
Mur en pisé - 10 cm de liège en vrac - plaque de Fermacel
Dans les pièces "sèches" :
mur en pisé (toujours 45 cm) - 10 cm de copeaux de bois/chaux - plaque de placo.
Il me semble qu'avec le Fermacel ou le placo, je n'ai pas besoin de freine vapeur.
Qu'en penses-tu ?
- isolation correcte sans être exceptionnelle (R=3 m².°C/W)
- condensation importante 5.8g/m²/jour
Et, pour l'isolation en copeaux-chaux (que j'ai rentré en tant que terre-copeau dans la feuille):
- isolation faible (R=1.2 m².°C/W) Je te conseille d'opter pour un isolant plus performant.
- condensation probablement importante (je n'ai pas le mu du terre-copeau)
Je sais que le pisé a une importante capacité d'absorption d'eau avant que cela ne provoque des dégâts. Mais, pour ça, il faut que le mur soit par ailleurs bien sec. S'il est naturellement humide du fait du climat extérieur ou parce qu'il pompe par capillarité, alors il y a un risque avéré d'effritement par le gel et même de fissuration/éclatement de l'enduit extérieur. On en voit les signes assez facilement sur nombre de maisons en terre mal rénovées, en Isère.
Si tu es dans cette situation, un frein-vapeur à mu variable mitigera grandement les risques correspondants.
J'ai tourné WUFI avec mortier ciment-chaux à la place du pisé (pas dispo dans la version démo), et copeau pur (nettement plus isolant que terre-copeau)
flux de chaleur: 153MJ/m²
teneur en eau moyenne du mur en dur: 20kg/m3 (équivaut à un mur baignant dans une atmosphère avec une humidité relative de 72%)
et au max pour le mur en dur côté isolant: 38kg/m3 (équivaut à 92%)
La présence d'un frein-vapeur à mu variable diminue la teneur en eau max: 29kg/m3 <=> 84%
Quand je remplace les copeaux par de la cellulose, ça permet de faire baisser les déperditions de 13%, à 133MJ/m². Les teneurs en flotte sont similaires à ce qui est obtenu avec les copeaux
j'ai peur d'avoir mal compris... Alors je pose la question ! Ca vaudra mieux !
Dans le cadre d'une isolation par l'extérieur, il est noté : " Ca ne condense pas d'un poil". Est-ce que ça veut dire qu'on peut mettre ce qu'on veut sans risque pour nos murs, même des produits à fort pouvoir "imperméables" tels que le liège ?
Dans les schéma, il manque un cas. Que ce passe t'il si le mur est entouré d'isolants par exemple : Liège - Mur - Polystirène. Normalement il n'y a plus de vapeur d'eau qui peut pénétrer le mur. Mais... est-ce qu'il n'y a que la vapeur d'eau qui est à craindre ?
De tête, le liège a un mu de 15. C'est pas top perméant, mais loin d'être étanche à la vapeur d'eau.
Concernant le cas isolant interne-mur-isolant externe, je note qu'il faut enrichir l'article
Si le plus gros l'isolation du mur est côté intérieur, ça va beaucoup ressembler à une iso intérieure.
Si le plus gros l'isolation du mur est côté extérieur, ça va beaucoup ressembler à une iso intérieure (donc pare-vapeur ou frein-vapeur probablement nécessaire, sauf condensation modérée + bidouille éponge style mon collage de liège pleine face).
Si c'est assez équilibré, pas de règle général, faut calculer/simuler.
Cdlt,
Yoghourt